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19/09/2011

Carrière d'Albert Paulis (1875-1933) - Congo, Soudan, Belgique, Irak

Introduction

Aux articles consacrés à Albert Paulis au Congo et en Irak sur ce site, viendront s'en ajouter d'autres. Tous les articles, photos et cartes publiés ici sont sujets à copyright, ils ne peuvent donc être reproduits tels quels sans autorisation.

Format pdf de la synthèse de carrière d'Albert Paulis  A Paulis Carrière.pdf

  
Albert Paulis, fils de Adelin, Paul, René Paulis et de Marguerite Marchandise. Né à Liège le 9 janvier 1875, décédé à Bruxelles le 18 octobre 1933, officier d’artillerie, licencié en sciences coloniales de l’Université de Louvain.

1898

31 mai : sous-lieutenant Ecole d'Application (artillerie)
7 juin : affecté au 4ème d’artillerie
21 sep. : élève à l'Ecole d'équitation.

1899

 31 juil. : rentré au régiment.

1902

juil. : désigné par Léopold II à la mission Lemaire dans le Bahr-el-Ghazal (Soudan-Nil).
15 juil. : affecté à l'Institut cartographique militaire. (1)
29 juil. : nommé lieutenant (Force Publique).
31 juil. : admis au service de l’Etat Indépendant du Congo (EIC).
31 juil. : embarqué à Anvers sur le « Philippeville ».
21 août : arrivé à Boma.
29 août : attaché à la mission du Capitaine Lemaire.
1 sep. : parti de Boma vers le Bahr-el-Ghazal.

1903

6 juin : nommé capitaine (Force Publique).

1904

25 sep. : nommé lieutenant (Armée belge).

1905

15 avr. : reprise du commandement de la Mission Lemaire.
31 juil. : commandement de la Zone de la Meridi.
9 déc. : nommé capitaine-commandant 2è classe (FP).

1906

20 avr. : quitte la Zone de la Meridi pour Boma
20 juillet : arrivé à Boma
31 juillet : embarquement à Boma sur le « Léopoldville »
20 août : rentré fin de terme
20 déc : détaché provisoirement à l'Institut cartographique militaire.

1907

29 jan. : retour au régiment.
12 oct. : désigné à sa demande pour le 4è Régiment d'artillerie.

1910

8 sep. : fondation de la Cominière par Allard et Nagelmaeckers, A. Paulis pressenti.
25 déc. : désigné pour l'artillerie de la forteresse d'Anvers.
25 déc : nommé capitaine en second (Armée Belge).

1911

26 mars : désigné pour le 5è régiment d'artillerie.
avril : fondation de la Société Coloniale de Construction (Socol) par G. Pauling et A. Paulis
29 avril : nommé adjudant-major (Armée Belge).
26 mai : congé sans solde (pour participer à la construction du chemin de fer du Katanga).
26 mai : passé au cadre de réserve.

1912

17 mai : passé au cadre de réserve de l'armée à sa demande.

1914

26 avr. : nommé capitaine-commandant.de réserve (A.B.)
1 août : reprise du service actif à la 3 D.A. de l'Armée Belge.
sep. : désigné pour le Groupe d'artillerie de la brigade J.

1916

10 juil. : désigné pour le 3 R.A. - III Groupe.

1917

15 mars : détaché au C.J.K.A.A. (3)
26 mars : Major de réserve de l'Armée Belge
13 avr. : désigné pour le 9 RA - I Groupe

 1918

15 déc. : désigné auprès du Ministère des Colonies comme Chef de Cabinet.

 1919

1 déc. : pensionné de l'armée à sa demande

1920

26 juin : Lieutenant-Colonel de réserve de l'Armée Belge
Voyage d'un an au Congo et en Afrique australe britannique avec L. Franck, Ministre des Colonies.
Démission pour se consacrer entièrement aux affaires au Congo.

1922

27 jan. : maintenu dans les cadres de réserve de l'armée.

1923

26 déc. : Colonel de réserve de l'Armée Belge.

1924

7 mai : fondation du Vicicongo (Uélé) par A. Paulis
27 oct. : Commissaire de la Société des Nations à la Commission de Mossoul jusqu'en 1925

1934

Arrivée du rail dans la localité d'Isiro (Uélé), baptisée « Paulis » en reconnaissance de son travail.

 

En synthèse :

Le parcours d'Albert Paulis - militaire, exploration, pédagogie, diplomatie, politique, développement, business - s'articule chronologiquement autour de six axes :

1) 1902-1906 : campagne du Bahr-el-Ghazal (Soudan) avec la mission Lemaire aux buts scientifiques et politiques. Reprise de la mission Lemaire et nomination en tant que chef de la zone de la Méridi, territoire soudanais nouvellement annexé par Léopold II.

2) 1909 : début de son entrée dans le monde des affaires, fondation de la Socol avec George Pauling en vue de la construction de chemins de fer au Katanga. Homme de terrain plutôt que financier,
Albert Paulis oeuvre principalement au Congo Belge pour le compte des banquiers Allard, Nagelmaekers et Lambert en gérant leurs investissements dans des secteurs divers.

3) 1914-1918 : Grande Guerre (secteurs Liège, Namur, Yser et Anvers), citations à l'ordre du jour et décorations par l'Armée belge et l'Armée française pour attitude héroïque.

4) 1918-1920 : Chef de Cabinet du libéral Louis Franck, Ministre des colonies, sa mission est surtout de s'attacher à promouvoir et à développer le secteur des transports. Voyage d'un an avec Franck au Congo et en Rhodésie pour lui faire découvrir ces régions, leurs besoins et leur potentiel. Professeur de déontologie africaine.

5) 1920 : reprise de ses activités privées au Congo, nombreux mandats jusqu'à sa mort (voir liste ci-dessous). Développement de l'Uélé qui lui doit aussi d'avoir promu diverses plantations, dont le coton qui va se révéler être une ressource essentielle en période de pénurie. Son crédo porte aussi sur le développement du chemin de fer, moyen essentiel au développement des échanges et aussi à la fin du fléau du portage.

6) 1924-1925 : élaboration de la ligne de Bruxelles (frontière provisoire entre l'Irak et la Turquie qui deviendra définitive). Commissaire pour la Société des Nations dans la Commission d'Enquête de Mossoul chargée de remettre un rapport et des recommandations sur l'appartenance du vilayet (province) de Mossoul.

Mandats (de président et d'administrateur) :

Ateliers Métallurgiques et Chantiers Navals de Vilvorde, Socol, Cominière, Vicicongo, Beira-Anglo-Belgian, Cotonnière Congolaise, Mines d'Or de Kilo-Moto (4), Zambèze, Cotonnière du Mozambique, Coloniale d'Electricité, Chemin de Fer en Colombie, Agrifor, Ciments du Congo, Cotonière Equatoriale française, Cie de l'Ozone, Symaf, Catanika, Minière des Etains, Symor, Symétain, Minoteries du Katanga etc.

Décorations :

Commandeur de l'Ordre de Léopold, Commandeur de l'Ordre de la Couronne, Officier de l'Ordre Royal du Lion, Chevalier de l'Ordre de l'Etoile Africaine, Croix de Guerre belge et française avec palmes, Médaille de l'Yser, Médaille commémorative, Médaille de la Victoire, titulaire de nombreux ordres étrangers.

Marc Dassier

 


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Sources : Musée de l'Armée, Archives Affaires Etrangères, Musée d'Afrique Centrale, Biographie belge d'Outre-Mer (VII fasc. B par A. Lederer - 18 août 1974), notices nécrologiques de divers quotidiens etc.
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Notes :
(1) Affectation à l'Institut Cartographique : astuce du régime léopoldien pour justifier le transfert des officiers belges détachés auprès de l'EIC ou ailleurs et ne pas interrompre leur plan de carrière dans l'Armée Belge.
(2) Je dois encore me renseigner sur la signification de ces initiales C.J.K.A.A..
(3) A. Lederer, auteur d'un excellent condensé biographique, situe erronément cette fondation en 1907, cette erreur est reprise par d'autres qui n'ont pas vérifié l'exactitude du renseignement.
(4) Cette régie d'Etat transformée en société figure dans le collimateur de l'écrivain Jules Marchal dans son ouvrage à lire avec attention « Travail forcé pour le cuivre et pour l'or, l'Histoire du Congo 1910-1945 - T.1, éditions Paula Bellings, Borgloon 1999 ». Albert Paulis y est notamment cité comme profiteur, une citation qui a fait des émules parmi ceux qui écrivent l'Histoire. Un article abordant également ce sujet est en préparation.
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Divers - Articles en préparation
Congo :
- Le Congo entre le politiquement incorrect et le « politiquement correct »
- La déontologie d'Albert Paulis (inspiré de ses cours à l'Ecole coloniale)
Irak :
- Les Assyriens et la ligne de Bruxelles
- Albert Paulis et le pétrole de Mossoul

@Marc Dassier

  

 

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